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La Vierge de Guadalupe
 - Tepotzotlan

RELIGIONS ET CROYANCES


En dépit des professions de foi d'irréligion réaffirmées par ses dirigeants et de la stricte séparation entre l'Église et l'État, le Mexique reste très profondément catholique. Près de 85 % de sa population se réclame de la confession romaine (10% de protestants). C’est le deuxième pays au monde par le nombre de ses fidèles mais le nombre de fidèles tend à décroître due à l’apparition des sectes.
Farouchement croyants et horrifiés par les cultes sanglants pratiqués par les Indiens, les Espagnols se sont efforcés d'extirper des cœurs les croyances profondes, mais en vain. Les Indiens assimilèrent les éléments de la religion nouvelle, et, rebaptisant leurs propres dieux, ils composèrent parfois un amalgame à leur usage. Très vite, les missionnaires comprirent et acceptèrent la nécessité de pactiser avec les religions locales au prix d'un christianisme indianisé.


L'influence des croyances indiennes

Tout le catholicisme populaire est imprégné d'éléments d'origine indienne. Et, plus on s'approche des classes les plus humbles, plus l'amalgame est puissant. Ainsi est-il difficile de tracer la frontière qui sépare les rites locaux de ceux qui appartiennent à la foi catholique. Sous le vernis d'une apparente homogénéité des pratiques subsiste une réelle hétérogénéité de croyances. Le christianisme n'a qu'artificiellement supplanté les cultes indigènes en se contentant de supprimer les rites les plus barbares et les plus voyants. Le Mexique est parvenu à créer parfois un inextricable et unique mélange, qui peut sembler être une religion « pagano-chrétienne ». Ainsi verrez-vous, dans des églises de village, des saints indiens vêtus comme les membres de la communauté locale voisiner avec leurs homologues métis habillés à l'européenne, les seconds étant presque ignorés des Indiens. Il vous arrivera peut-être aussi d'assister à ces danses appelées santiagueros. L'apôtre Santiago, protecteur des conquistadores et héros légendaire, y semble logé dans le panthéon indien où il est investi des caractères d'un dieu de la Guerre et du Tonnerre. C'est la raison pour laquelle l'homme auréolé qui chevauche son cheval de bois, en brandissant sa redoutable épée contre les « infidèles », incarne, en fait, celui qui écarte les esprits maléfiques et la sécheresse. Derrière le saint on croit voir respirer encore le dieu païen.

La mort familière : elle est reçue avec joie !

C'est au moment de la Toussaint que se révèlent les attitudes fondamentales devant la mort. Indiens et Espagnols partageaient une communauté de traits à son égard : fierté, mépris du danger, vision tragique du monde... Le Mexicain contemporain en a hérité.
La mort familière, la mort de tous les jours n'engendre donc pas forcément des idées tristes. Et quelle plus belle occasion que de se retrouver, les vivants et les morts, une fois par an, pour faire la fête ! Au Mexique, pendant les jours qui précèdent le 2 novembre, on s'offre des friandises funèbres. On s'échange ces têtes de mort en sucre que sont les calaveras, objets symboliques par excellence de la Toussaint mexicaine. Il est du meilleur goût d'en offrir à l'être aimé, à ses enfants, à ses parents. Les plus appréciées sont celles qui sont de taille réelle et affichent sur un bandeau frontal le prénom de l'heureux bénéficiaire. Les « pains des morts » sont de délicieuses brioches rondes au café décorées de tibias que complètent des galettes cachant un tibia en guise de fève. On tire les morts comme on tire les rois !

Les Mexicains s'amusent de la mort, la raillent dans des mascarades carnavalesques... Avec des masques grimaçants, des personnages déguisés en squelettes de papier mâché se livrent avec un humour macabre à de jubilatoires satires de la société. Et, pour que la fête soit plus gaie, une musique entraînante et joyeuse vous emporte tout ce petit monde !

Au soir du 1er novembre, c'est au cimetière qu'on donne rendez-vous aux morts pour y faire la fête et banqueter sur les tombes. Une fois encore, c'est parmi les populations indiennes que les rites pratiqués sont les plus saisissants. Ainsi à Romerillo, dans le Chiapas, les Chamulas se livrent à une très étrange cérémonie. Tôt le matin, les vivants viennent apporter aux morts, en offrandes, ce qu'ils aimaient et des œillets pour leur rappeler le parfum de la terre. On leur parle, on les appelle aux sons des guitares et des accordéons. Toute la nuit, des lanternes brûlent pour guider le retour des âmes. Les grandes portes qui recouvrent les tombes seront ouvertes, après une longue attente. Et, fondues dans l'aube du matin, les âmes peuvent enfin établir le contact avec les mortels. Ce sont d'interminables discours relatant tous les menus événements de l'année.

La  Vierge de  Guadalupe

La dévotion à la « vierge noire de Guadalupe » est telle, que les Mexicains eux-mêmes se disent « Guadalupanos » avant d’être catholiques. Au quotidien, cette dévotion s’exprime par de longues marches à genoux jusqu’à l’entrée de la basilique., soit en priant, soit en lisant la bible à voix haute. Cela peut prendre 2 heures. L’atmosphère y est unique, pleine de ferveur et de prières. Arrivés à l'intérieur de la cathédrale, les gens font la queue afin de s'agenouiller devant l'image de la vierge de Guadalupe.

La tradition veut qu’en 1531, un Indien, Juan Diego Cuauhtlatoatzin, ait vu la Vierge apparaître au sommet de la colline. Pour convaincre l'évêque, sceptique, la Vierge revint et imprima son image sur la tunique de Juan. La tunique est pieusement conservée maintenant dans un sanctuaire. Des reproductions à son effigie sont omniprésentes dans les foyers, les magasins, les bureaux, les autobus, les camions, les taxis et les peseros (taxis collectifs). Notre-Dame de Guadalupe est vénérée non seulement comme la Vierge, mais comme la protectrice du Mexique et des Indiens.
Lors de sa cinquième visite au Mexique, en juillet 2002, le pape Jean-Paul II y a canonisé Juan Diego, qui devenait ainsi le premier saint indien du calendrier chrétien. Le 12 décembre, jour anniversaire de la seconde apparition de la Vierge, des milliers de pélerins se retrouvent dans une atmosphère de fête à la Basilique. Sur le parvis de la basilique, diverses confréries exécutent des danses, dont celle, très réputée, des Concheros.

C'est au nom de la Guadalupe que les guérilleros de la "Division del Norte" de Pancho Villa se lancèrent à l'assaut des troupes de l'oligarchie porfiriste durant la révolution de 1910; c'est la silhouette de la Vierge qui figurait sur les wagons blindés de la révolution; c'est en criant son nom que les péons révolutionnaires de Zapata mouraient en réclamant la réforme agraire. Le culte de la Guadalupe est toujours aussi vif en Amérique centrale. Pas le plus petit village où ne luisent jours et nuits les chandelles et les ampoules sur les autels qui célèbrent la mère de tous les Mexicains. Etrangeté dans cette nation laïque, où la séparation de l'Eglise et de l'Etat est sans cesse proclamée.

Source: Rêve Mexicain.com

rêve mexicain

Tepotzotlan

Dans l'État du Mexique, « le village magique » de Tepotzotlán est un lieu plein d'histoire et de paysages magnifiques. Les premiers habitants de la zone ont été les otomíes, ensuite a été établi la culture teotihuacana et plus tard sont arrivés des groupes chichimecas qui dans les années1460 se sont alliés avec les mexicas pour fonder l’indépendance de Tepotzotlán. En 1520, et malgré la résistance qu'ont opposée les indigènes, les conquérants espagnols ont été installés dans la place, où des années plus tard les franciscains ont entamé l'évangélisation des habitants indigènes. Dans les années1580 les jésuites ont continué cette tâche et deux années plus tard, ont commencé à construire les trois collèges qui donneraient de la renommée à Tepotzotlán. Le premier collège a été celui des langues indigènes pour jésuites, le collège de San Martín, qui instruisait aux enfants des Indiens, et le troisième a été celui de San Francisco Javier, fondé en 1586, où l’on formait les jeunes inexpérimentés qui versaient dans la Compagnie Jesus. Dans le siècle XVIII Tepotzotlán était déjà l’un des centres éducatifs les plus importants de la Nouvelle Espagne, avec le plus grand nombre de terres, finances et ranchos, ce qui a promu le développement économique et culturel de la région. En 1767, après l'expulsion des jésuites, ces bâtiments ont été abandonnés pendant plusieurs années ; vers 1774 ils ont été cédés au clergé séculaire pour que l’on fonde un collège de correction et de retraite volontaire, mais ceci a seulement fonctionné pendant quelques années et de nouveau le lieu a été abandonné, jusqu'à ce qu'en 1933 les bâtiments aient été déclaré monument nationale et en 1964 soient resté aux soins de l'Institut National Anthropologie et Histoire.

Tepotzotlan est un village magique, tous les sages de tous les continants, viennent dans ce village pour acquérir la connaissance, après avoir acquis la connaissance, ils s'en retournent dans leurs pays, afin de diffuser au plus grand nombre, cette connaissance.

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